la pragmatique attitude illustrée

gérer la procrastination

Voici une définition de procrastiner:

Reporter une tâche (un travail, un devoir) et ressentir un sentiment de culpabilité ou d’anxiété à ne pas passer à l’action.

D’où vient cette inertie ?

Les domaines privilégiés de la procrastination sont :

  • Dans les études (et plus tard la vie professionnelle)
  • Dans la vie quotidienne (procrastination routinière)
  • Dans les prises de décision (procrastination décisionnelle)

Procrastiner c’est simplement ne pas faire ce que nous SAVONS être important !

Nous avons beau savoir précisément ce que nous devrions accomplir MAINTENANT, pour faire avancer notre vie, nous trouvons des excuses pour procrastiner et éviter de passer à l’action.

Ce « petit arrangement » avec soi-même est toxique donc restons vigilant. Car le sentiment de retard coupable est lui bien présent !

Pas cool comme sentiment, l’image de soi en prend un coup ! Car finalement il s’agit ici de notre pouvoir d’écrire notre destin.
Ainsi, nous reportons sans cesse l’échéance d’une action, nous créons même les conditions de cette fuite.

Nous n’avons pas de bonne excuse, mais nous préférons croire temporairement que les conséquences d’une telle inertie ne seront pas néfastes. Ainsi, la vie passe sans objectif concrétisé.

On peu procrastiner la vaisselle, un devoir de maths, mais le danger n’est pas là, car cette disposition une fois « integrée » vous fera procrastiner votre vie ! et coupera net une tranche de votre potentiel.

Après 10 ans de procrastination beaucoup de vos ambitions seront déçues, soyez en certain. Le « retardataire chronique » (wikipedia), appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque ça ne lui procure pas de gratification immédiate.

La procrastination possède un lien avec votre niveau de responsabilité. Vous êtes libre d’agir ou non.

Il sera plus facile de trouver des excuses pour procrastiner si vous êtes étudiant par exemple.

Mais dans la vie professionnelle on parlera d’incompétence, et la sanction aura un effet sur votre qualité de vie, par exemple : Si vous êtes entrepreneur ou étudiant, vous possédez la responsabilité de votre production, mais aussi le plein pouvoir pour reporter.

En revanche, il n’y a pas de rapport entre le niveau intellectuel ou la classe socioculturelle et le cycle de la procrastination.

Procrastiner ne signifie pas ne rien faire

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Nous pouvons être saisis d’une frénésie d’activités diverses, mais en général il s’agit de tâches routinières : courses, ménage, bricolage, activité sociale, etc.

Nous pouvons ainsi avoir l’impression d’être productif mais en réalité nous évitons plus ou moins soigneusement LA tâche qui pose problème.

Le procrastinateur peut se lever tôt, mais il ne travaillera certainement pas avant le milieu de matinée. Le procrastinateur peut se sentir actif en chargeant son agenda de futilités mais le procrastinateur se raconte des histoires !

Le procrastinateur éprouvera un sentiment de culpabilité tant qu’il ne s’engagera pas dans la résolution de LA tâche, LE projet qui le fera avancer.

Chacun son style de procrastination, voici la liste des principales excuses qui nous font remettre à plus tard les choses importantes pour notre avenir, les connaitre c’est déjà les combattre (la motivation fera l’objet d’une catégorie à venir).

  • Protéger son estime de soi

Éviter d’avoir a se justifier en cas d’échec. Le procrastinateur a peur de l’échec. C’est un peu comme éviter de relever un défi.

Si les chances de gagner sont faibles, on reporte et cela nous fait une excuse « je n’ai pas eu le temps de me préparer » .

L’estime de soi est sauve, mais on n’a pas évolué pour autant. Éviter l’échec ne valorise personne, et le niveau de «confort avec soi-même » généré par cette économie d’effort est insipide.

  • Perfectionnisme

Le procrastinateur est plus perfectionniste que la moyenne, les chances de ne pas être à la hauteur de ses exigences sont fortes.

Ce perfectionnisme névrotique qui consiste à poursuivre des buts irréalistes dont les résultats ne semblent jamais assez bien pour justifier une satisfaction personnelle.

  • Refus de l’évaluation

Ici le procrastinateur en s’engageant dans une action, pense à l’évaluation qui la suivra. Comme s’il devait prouver sa valeur aux autres. Cette attitude liée à une éducation exigeante, fondée sur une culture du résultat. La procrastination peut se trouver chez des sujets très doués dans leur domaine.

  • Échapper à la frustration

Nous sommes frustrés par l’insatisfaction due à un désir fort, mais sans résultat obtenu.
Pour éviter la tension de ce besoin insatisfait (très inconfortable en ce qui me concerne), nous allons meubler notre vie avec des excuses plus ou moins valides.

Il y a dans ce cas une contrainte qui empêche d’atteindre son but. L’objectif est difficile, mais ce n’est pas une excuse pour cesser de chercher les solutions…

Car nous possédons déjà 2 choses : l’objectif et son désir. L’effort patient alimente le désir, la procrastination l’asphyxie en détournant les ressources vers des désirs de seconde zone.

  • Si je veux, je peux

En bref, on peut toujours se dire que si on avait travaillé plus, on aurait réussi (avec les honneurs), alors que c’est peut-être faux, mais on ne le saura jamais !

  • Résister aux autres

On dit « oui » aux demandes d’autrui, mais on ne le fait pas.

  • Le rebelle qui résiste

En développant une forme de résistance passive à toute fourniture de performance, qu’elle soit personnelle, sociale ou professionnelle.

  • Pour vivre dans le stress

Dans une recherche de sensations fortes.

  • Croyances irrationnelles

Exemple : on pense qu’on sera plus motivé pour faire un travail pénible plus tard, ce qui est souvent faux.

  • Se débarrasser

Le jeu mental contre la montre : ici LA tâche est incontournable, et peu motivante.

D’autres tâches plus intéressantes, mais non obligatoires passent donc avant. On attend alors le dernier moment pour faire cette tâche incontournable et l’on se réjouit de l’avoir retardée au maximum afin de l’expédier en un temps record.

  • Le milieu professionnel s’y prête

Dans les grandes entreprises ou l’administration, la complexité du système entretient la procrastination:

renvois systématiques à d’autres services, complexité d’une chaîne de décision, rétention d’informations, cloisonnement des relations entre services, retards, difficulté d’adaptation aux nouvelles méthodes de travail.

Avez-vous reconnu des caractéristiques personnelles dans ces attitudes ?

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